Counter-Strike 2 est sur le point de faire son entrée cet été, et Clay Bartolo, directeur commercial de Pandascore, se pose des questions cruciales sur l’impact de ce lancement sur l’esport et le monde du trading. Valve, l’éditeur de Counter-Strike: Global Offensive (CS:GO), le jeu de paris sportifs le plus populaire au monde, a officiellement annoncé le 22 mars la sortie de Counter-Strike 2 (CS2) pour l’été prochain. Bien que l’été soit déjà là, la date de sortie exacte de CS2 demeure un mystère. Avec la possibilité que le jeu soit lancé à tout moment, Clay Bartolo, directeur des opérations commerciales chez Pandascore, soulève des questions cruciales sur les conséquences de ce lancement pour l’esport et le trading.
Des améliorations majeures et des questions en suspens
Les améliorations graphiques, les ajustements des cartes et les modifications des mécaniques suscitent de nombreuses interrogations quant à l’impact sur les marchés. Les particularités du calendrier des compétitions et leur interaction avec le lancement peuvent également jouer un rôle clé. La planification précoce de Counter-Strike 2 a été annoncée en même temps que la nouvelle du dernier tournoi majeur de CS:GO, le BLAST.tv Paris Major, avant le PGL Major Copenhagen 2024, qui sera le premier tournoi officiel sur le nouveau CS2. Il nous faudra donc attendre encore un certain temps avant de voir le nouvel environnement compétitif en action, ce qui rend difficile toute hypothèse définitive. Cependant, certaines fonctionnalités de CS2 peuvent déjà être étudiées pour éclairer nos perspectives futures.
Adaptation aux mécaniques de jeu
Malgré la conservation de la structure fondamentale du jeu, des changements importants au niveau des mécaniques sont prévus :
- La possibilité de tirer à travers les fumigènes pour avoir une meilleure visibilité
- L’expansion plus lente des flammes du cocktail Molotov
- Des ajustements aux mouvements des joueurs
- Des modifications des cartes pour créer une nouvelle dynamique et de nouvelles possibilités
Les effets précis de ces changements sur l’environnement compétitif sont difficiles à prédire, car même de petites modifications peuvent révéler de nouvelles stratégies et tactiques. Cependant, même si le premier tournoi officiel se déroulera en mars 2024, le jeu lui-même sera lancé plusieurs mois avant cette date. Cela signifie que nous aurons un aperçu des effets potentiels de ces changements plusieurs mois avant le premier tournoi officiel. Une chose est certaine : les performances d’une équipe dans CS:GO ne garantissent pas nécessairement la même réussite dans CS2. Les préférences stratégiques d’une équipe, sa manière de gérer l’entraînement et le temps passé dans l’environnement CS2, tous ces facteurs peuvent faire en sorte qu’une équipe de premier plan dans CS:GO éprouve des difficultés dans CS2. Lors des premiers tournois, en particulier le premier majeur, les équipes qui sauront s’adapter rapidement aux changements seront récompensées. Il est donc primordial pour les équipes de se poser des questions stratégiques sur la manière de gérer cette période de transition. Quand doivent-elles passer au nouveau jeu ? Doivent-elles s’entraîner pour les deux jeux et, dans ce cas, pendant combien de temps ?
Une planification qui peut favoriser les outsiders
Avec le circuit compétitif actuel, il est probable que les équipes de premier plan continueront à jouer à CS:GO au moins jusqu’à la pause des joueurs en décembre. Ces équipes chercheront à équilibrer leur volonté de compétitivité dans le nouveau jeu avec le désir de maximiser leurs gains lors des derniers tournois CS:GO. En revanche, pour les équipes de niveau inférieur qui n’ont pas de grands tournois à l’horizon, il est beaucoup plus probable qu’elles passent plus tôt à CS2 et concentrent leur entraînement sur ce nouveau jeu. Pour les équipes absentes des tournois DreamHack ou des grands événements BLAST, il y a une opportunité de prendre de l’avance dans le domaine professionnel de CS2, car elles auront davantage d’expérience et de familiarité avec le nouveau jeu. Certaines équipes pourraient même se retirer de certains tournois CS:GO afin de participer à des tournois CS2 de niveau inférieur et de se préparer aux qualifications des Regional Major Rankings (RMR). Les entraînements en lobby public et les matchs amicaux ne seront pas suffisants. Les équipes voudront obtenir autant de pratique compétitive que possible pour être en forme lorsqu’il sera temps de se qualifier pour le majeur. Toutes ces variables signifient que les traders devront prendre en compte plusieurs facteurs autres que les seules données historiques. Par exemple, si une équipe de niveau inférieur a déjà participé à quelques tournois non officiels de CS2, des ajustements devront être effectués. Dans l’ensemble, on peut s’attendre à des approches plus conservatrices et réfléchies en ce qui concerne l’évaluation des marchés de CS2 au cours des premiers jours.
Source : Cet article est basé sur une source provenant du site web iGaming Business.




