La crise du logement frappe durement la famille Eliesen, contrainte de quitter son logement locatif à Aurora, en Ontario. Malgré leurs offres de paiement anticipé de deux ans de loyer, équivalent à près de 100 000 dollars, ils se sont vus refuser plusieurs fois la possibilité de louer un nouveau logement dans la ville. Les propriétaires exigent souvent un revenu mensuel trois fois supérieur au montant du loyer, ce que la famille Eliesen ne peut pas se permettre. Même avec l’aide d’un membre de leur famille plus fortuné qui se porte garant, ils n’ont toujours pas réussi à trouver un logement. Face à cette situation, ils envisagent maintenant de déménager à Atlanta, où les logements sont relativement moins chers.
Une crise du logement en pleine croissance
La population du Canada a récemment dépassé les 40 millions d’habitants, en grande partie grâce à l’immigration croissante. Cependant, selon les experts immobiliers, le pays a négligé un aspect crucial de cette croissance démographique : la construction de nouveaux logements. “Le gouvernement aurait dû essayer de résoudre la question de la construction de logements avant d’augmenter notre croissance démographique, car l’effet secondaire est la hausse vertigineuse des prix du logement”, explique John Pasalis, président de Realosophy Realty.
Des loyers inabordables dans la région du Grand Toronto
La région du Grand Toronto et le reste du pays connaissent une augmentation constante des coûts de location. Le loyer moyen pour un appartement dans la région du Grand Toronto s’élève désormais à environ 2 800 dollars par mois, soit une augmentation de près de 32% au cours des deux dernières années. Cette augmentation est notamment due aux taux d’intérêt les plus élevés depuis 22 ans, à la croissance rapide de la population, au faible taux de chômage et à une offre limitée de logements locatifs.
Des solutions nécessaires pour résoudre la crise du logement
Les experts et les acteurs du secteur immobilier appellent à des mesures concrètes pour résoudre la crise du logement. Jennifer Keesmaat, ancienne directrice de l’urbanisme de Toronto, affirme avoir proposé des solutions de logement à plusieurs reprises au gouvernement fédéral, mais que ses propositions sont restées sans réponse. Elle estime qu’il est urgent d’agir et de mettre en place des mesures telles que des exonérations fiscales pour les développeurs construisant des logements abordables.
Les conséquences pour les familles
La famille Eliesen est l’une des nombreuses familles qui se retrouvent confrontées à des difficultés pour trouver un logement abordable. Ils se demandent comment les autres familles moins chanceuses, sans revenu suffisant ou soutien familial, réussissent à survivre dans cette situation. La crise du logement est une réalité préoccupante qui nécessite des actions immédiates.
Source : CTV News




